Affaire monolithe : le bourgmestre de Bandalungwa interpellé pour raison d’enquête

IMG
L’affaire de monolithe découvert dans la commune de Bandalungwa continue de défrayer la chronique à Kinshasa. Des soupçons ont pesé sur le bourgmestre Bayllon Thierry Gaibene. L’homme est mis en cause dans cette affaire, selon l’aveu du gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila.

Le bourgmestre de Bandalungwa, Bayllon Thierry Gaibene, a été auditionné dans l’amigo de l’ANR en raison de la présence de cette œuvre dans sa municipalité. Le mercredi 17 février 2021, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, arrivé sur place vers 14 heures, a indiqué que ce monument triangulaire affiché sous forme d’une pyramide a été placé par le bourgmestre de Bandalungwa dans l’optique d’imprimer à sa commune une image de marque et lui assurer une certaine visibilité.


Après la découverte de cet édifice atypique installé dans la nuit de vendredi 12 à samedi 13 février, le monolithe de Bandalungwa a été détruit jeudi par la foule, dont plusieurs jeunes et autres badauds des environs.


Après les États-Unis, la Roumanie ou la Turquie, c'est en République démocratique du Congo qu'un monolithe est aperçu. La structure métallique n'aura pas eu une espérance de vie très longue.


Les habitants se sont étonnés parce que c'est un triangle qu'on voit beaucoup dans les documentaires sur les francs-maçons ou les illuminati. Il en ressort que le monolithe, haut de 3,7 m, a attiré durant quelques jours les curieux, désireux de se prendre en photo devant la structure à l'origine inexpliquée.


Mais il a aussi attisé les théories les plus folles sur les réseaux sociaux, avec des personnes évoquant une œuvre satanique ou extraterrestre.


Le maire du quartier, Thierry Gaibene, où le monolithe a "atterri", a nié être responsable de l'arrivée de celui-ci, comme l'avait accusé le gouverneur de la capitale. L'édile a par contre pris l'initiative d'envoyer une partie du métal qui composait la structure pour des analyses scientifiques.


Inquiets de ses origines, des habitants ont en effet vandalisé le monolithe, avant de l'incendier, trois jours après son apparition. Il s'est avéré que le monolithe était creux et composé de feuilles de métal posées sur une structure elle aussi métallique.


Les habitants de cette partie de la ville ont afflué en masse afin d’écouter le numéro un de cette municipalité qui appelle au  calme et à ne pas recourir à une destruction méchante.


Ils ne juraient qu’à savoir si cela est vrai en essayant de le déterrer pour connaître si cela a été posé ou pas. Car selon les informations reçues, un monolithe n’a pas de fin dans le sol.


Raymond Okeseleke


(ROL/PKF)


20-Février-2021

COMMENTAIRE(S)

Laisser un commentaire