Google entrevoit de retrouver son "ballon Loon" échoué près de Buta

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Les choses semblent se préciser au fil des jours sur ce qui était donné comme un spectacle insolite auquel ont assisté les habitants de la localité de Bulumakate dans le Bas-Uélé. Un engin spatial non autrement identifié avait été découvert à une dizaine de kilomètres de la Nationale n°4 reliant Buta à Kisangani.

Si dans un premier temps l’on avait fait allusion à un vieux satellite américain ou russe, finalement il s’est avéré qu’il s’agissait d’un « ballon Loon » connecté. Ce type d’engin spatial conçu notamment par Google est fait pour fournir une connexion internet dans les régions reculées.


Entre confusion et contradiction, les autorités politico-administratives notamment le gouverneur de province du Bas-Uélé tentait de donner sa version des faits tout en étant dans l’incapacité d’expliquer ce qui s’était réellement passé avec cet engin spatial.


Pourtant internet en avait diffusé les infos essentielles tout au long de la journée quant à l’origine et la mission de ce ballon Loon utilisé dans la connexion internet pour les coins les plus reculés.


L’on annonçait même l’interpellation des trois individus dont deux congolais et un sujet pakistanais responsable d’une agence de voyages. Il se révèle que ces personnes sont celles mandatés par Google pour récupérer son matériel et ainsi parer à tout vol des secrets technologiques par des concurrents.


D’autres voix se levaient déjà comme celle du Professeur Kabasele, un spécialiste de la télédétection du climat et Directeur Général de l’IGC. Pour lui, il fallait « confisquer immédiatement cet engin volant, accéder à des boites et aux capteurs optiques radars pour comprendre l’expéditeur et la mission géographique et /ou télécom, exploiter les déo data base des enregistreurs optiques radars et enfin placer ce bijoux dans une université UPN ou UNIKIN comme matériel didactique prototype ».


Pour parvenir à cette conclusion, le Pr Kabasele s’était interrogé sur le « pourquoi du projet Loon Google X a-t-il placé cet aérostat sur Buta en RDC, quelle en était la mission géographique, qui est derrière ce projet sur le nord de la RDC et enfin l’ANR, la RVA et la RDC étaient-ils au parfum du projet ou non ».


Ces remarques du professeur Kabasele l’étaient bien avant la lettre de l’Autorité de l’Aviation Civile (ACC) congolaise pour que Google récupère son « Ballon Loon ».


Selon sa configuration avec une parachute, des batteries, des capteurs, des panneaux solaires et d’autres composants électroniques ; l’on est bien présence d’un ballon Loon connecté de Google portant numéro de référence #HBAL166.


Dans le cas d’espèce et pour rappel, Loon, projet scientifique porté par la société X (au départ Google X Lab), filiale d’Alphabet Inc. ; travaille sur l’accès à l’Internet dans les zones les plus reculées de la planète en utilisant des ballons stratosphériques gonflés à l’hélium.


Les réactions de Google


D’après Google, ce que d’aucuns avaient pris pour un « satellite » est en réalité la partie électronique du ballon Loon, ce dispositif lancé par la société X, la branche de recherche d’Alphabet, la maison mère de Google.


Le dispositif est créé pour parcourir des kilomètres et fournir un réseau internet sans fil dans des zones du monde qui n’y ont pas accès. Ce qui apparaît sur les images relayées sont les composants appelés payload (“charge utile” en français) et le bus (“système de communication” en français).


Contacté par des journalistes, un porte-parole de Loon, Scott Coriell donne sa version des faits : « le ballon a bien atterri et n’est pas tombé par accident à Bulumakete ». L’entreprise choisit de faire atterrir ses appareils afin d’étudier les données qu’ils ont récoltées au cours de leur voyages et vérifier s’ils fonctionnent correctement.


Il précise que « Loon a exécuté un atterrissage contrôlé de l’un de nos ballons stratosphériques dans cette région. Cet atterrissage a été effectué de manière sûre et sécurisée après coordination avec les responsables locaux du contrôle aérien.


Il a été spécifiquement approuvé par l’Autorité de l’Aviation civile congolaise (AAC). Conformément aux procédures d’atterrissage de Loon, un parachute s’est déployé et le ballon a été ramené au sol à une vitesse relativement faible dans une zone isolée. À aucun moment, cela n’a posé de risque pour la population locale ».


Raymond Okeseleke



28-Août-2020

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