Election du gouverneur et du vice-gouverneur du Kongo- Central : JC Mvuemba accuse à son tour Diomi Ndongala lui-même de corrupteur

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Pour le président de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central, les députés n’ont pas été corrompus mais c’est le président de la Démocratie chrétienne qui a tenté de le corrompre pour obtenir son élection.

Le président de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central (APK), Jean Claude  Mvuemba est monté au créneau pour accuser à son tour « son frère » Eugène Diomi Ndongala de tentative de corruption.

« Comme il refuse de manger ou boire avec les siens, il est venu me voir pour me donner une noix de cola et le vin de palme. Il voulait également me remettre une somme de 50.000 dollars. Je lui ai posé la question de savoir qu’est-ce que je vais faire avec cet argent », a déclaré le speaker de l’APK sur les antennes d’une radio de la place.

Il a en outre insisté et persisté sur ce même média en relevant : « Il n y a pas eu des tricheries lors du scrutin concernant l’élection du gouverneur et vice-gouverneur du Kongo- Central ».

Pour J C Mvuemba, Diomi Ndongala ne pouvait pas être élu gouverneur du Kongo -Central. « Quel est ce député de notre province qui pouvait voter pour quelqu’un dont ont on sait qu’il a été gracié et par le Chef de  l’Etat et qui n’a même pas bénéficié d’une amnistie de ce dernier, et qu’il lui a été interdit (NDRL par la justice) de se rendre dans une école où fréquentent des filles et même de se pointer à moins de 500 mètres de filles de cette école ? »,  s’est-il interrogé.

Pour rappel, le président du parti politique "La Démocratie chrétienne" qui a été arrêté pour "viol présumé en flagrance sur mineure" en juillet 2021 puis relaxé après requalification des faits, est l’un des candidats malheureux aux dernières élections des gouverneurs et vice-gouverneurs, du Kongo-central où il a postulé pour le poste de gouverneur. Mais après le premier tour, il a organisé à Matadi un point de presse au cours duquel il a demandé l’annulation des résultats et dénoncé des irrégularités dont la fraude, la tricherie et la corruption.

Il a même menacé de rendre la « province ingouvernable au cas où sa demande n’était pas prise en compte.

Boni Tsala


(BTT/PKF)


12-May-2022

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